Animateur, vendeur, recruteur, magasinier… Pascal Menegaldo a exercé une dizaine de métiers avant de devenir technicien méthodes chez Soitec. Un parcours atypique, traversé par un même fil rouge : le goût du contact, l’envie de rendre service et la volonté de continuer à apprendre.
Quel est ton rôle aujourd’hui chez Soitec ?
Je suis Agent des méthodes depuis 2018. Avec ma collègue Karine, qui m'a formé au métier, nous constituons un binôme très complémentaire. Le service méthodes, c’est un peu le « couteau suisse » de l’entreprise : nous intervenons dans tous les bâtiments de production, de l'informatique aux branchements électriques, l’aménagement des postes de travail qui est multitâches avec un focus sur l’ergonomie. C’est également être au service de la production et de tous ses acteurs pour que chacun puisse travailler dans de bonnes conditions. Ce qui me passionne ? Inventer ou trouver des solutions qui n'existent nulle part ailleurs pour répondre aux besoins spécifiques de la salle blanche.
Tu as exercé de nombreux métiers avant de rejoindre Soitec. Quel a été ton parcours ?
J’ai commencé dans l’animation et l’éducation sportive,puis en dirigeant des centres de vacances. C'était passionnant mais très prenant. J’ai ensuite bifurqué vers le commerce chez Décathlon, comme vendeur puis responsable d’atelier, ou j’ai participé à la création du service après-vente. J’ai ensuite découvert les ressources humaines chez Adecco, où j’ai appris le métier de responsable recrutement sur le terrain.
Après quelques années derrière un bureau, le terrain me manquait. Une formation de magasinier cariste m'a ouvert les portes de l'industrie, puis celles de Soitec il y a vingt-deux ans.
Comment as-tu évolué au sein de Soitec ?
Je suis entré comme magasinier. J’étais en relation avec toute l’entreprise car on réceptionne les colis de tous les services, de la production à la direction. C’est ce réseau et ces liens tissés au fil des années qui m'ont permis d’évoluer.
Soitec m’a très bien accompagné : j’ai pu passer un Bac Pro Logistique via une VAE (Validation des Acquis de l'Expérience) car je n'avais pas le bac à mon arrivée. En 2018, après une première tentative infructueuse, j’ai persévéré et obtenu mon poste actuel aux méthodes. C’est une belle preuve que l’entreprise sait faire confiance à ceux qui ont envie d'apprendre.
Quel est le fil conducteur entre toutes ces expériences ?
Le relationnel et l'esprit de service. Que je sois animateur, recruteur, vendeur ou technicien méthodes, mon leitmotiv a toujours été d’être au contact des gens et de leur apporter une solution. Aujourd'hui, je m'épanouis dans cette diversité : je peux passer d'une étude sur ordinateur à une intervention sous les dalles de la salle blanche.
Un de mes plus beaux projets a été la création d'un système de barrières de protection en inox pour les équipements de salle blanche. Joel, mon ancien responsable m’a fait confiance en me laissant carte blanche, avec l’aide de mes nouveaux collègues bien sûr, de la conception, au choix du fournisseur, en passant par le découpage des tubes à la gravure du logo Soitec. Ce système a même été exporté sur notre site de Singapour !
Qu’est-ce qui t’a poussé à changer plusieurs fois de voie ?
C’est un peu dans mon ADN. Je n’ai jamais eu peur de l’inconnu. Plus jeune,on me répétait que sans diplôme, je n'y arriverais pas. À 18 ans, j’ai décidé de prouver le contraire. J’ai testé la charpente, j’ai été ambulancier... Chaque expérience m’a fait grandir. Quand on veut, on peut. Il faut simplement rester humble, accepter de recommencer parfois en bas de l’échelle et faire ses preuves par le travail.
Tu es également à l’origine du Cross Soitec. Comment cette aventure a-t-elle commencé ?
Sportif passionné, j'avais sollicité l'entreprise à l'époque pour sponsoriser mon Marathon de New York. De fil en aiguille, avec le soutien de la communication et de collègues motivés, nous avons lancé l'idée d'une course interne. Au début, on pensait à un 10 km en une seule fois mais on l’a adapté en plusieurs relais courts pour qu’il soit accessible à un plus grand nombre de participants. Puis naturellement il s’est ouvert à la marche et au déguisement dans un esprit plus cool et convivial. Cela fait plus de 15 ans que ça dure et c’est une fierté de voir que l’ambiance « familiale » de Soitec perdure à travers ce type d’événements.
Un conseil à ceux qui hésitent à se reconvertir ?
Il ne faut pas avoir peur d’essayer. Souvent, on reste à un poste par crainte de perdre un statut ou un salaire, alors que l’épanouissement est peut-être ailleurs. Mon parcours le montre : on peut arriver sans diplôme spécifique et finir par occuper des postes techniques ou à responsabilité. Le réseau interne et l’honnêteté dans le travail font souvent la différence. Si vous avez la volonté d’apprendre, les portes s'ouvriront.