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Parcours en mouvement : découvrez celui de Benoît Oakes

Ancien militaire, Benoît est aujourd'hui Opérateur de niveau 4 chez Soitec. Son parcours témoigne d'une transition réussie entre les exigences de l’armée et celles de l'industrie de pointe.

Quel est ton poste aujourd’hui chez Soitec ?

Je suis opérateur en zone tri-final au MTBE (Metrology Test Back End). Je suis entré chez Soitec en 2010 et, depuis 2019, j’occupe un poste de niveau 4 technique. Mon rôle consiste à assurer la qualité finale des plaques avant leur expédition. C’est un poste qui demande de la précision et une connaissance pointue de nos processus de tri.

Quel a été ton parcours avant de rejoindre Soitec ?

J’ai passé 15 ans dans l'armée de terre. C’était une vie de voyages et d'opérations à l’étranger, mais avec très peu de place pour le personnel. J'ai passé d’innombrables Noëls et anniversaires loin de ma famille. Avec le temps, l'usure physique a commencé à se faire sentir et j'arrivais moins bien à valider mes tests annuels pour partir en mission. On m’a proposé de rester dans l’armée, mais j’ai eu envie de sauter le pas pour revenir à la vie civile.

Comment s’est déroulée ta transition vers le monde du travail civil ?

Ça n'a pas été simple. L'armée offre un cadre protecteur à sa manière, et le monde civil est un environnement plus compétitif, dans lequel il faut se faire sa place. J'ai d'abord travaillé 18 mois chez Rexel (fournisseur de matériel électrique) comme vendeur. La relation client y était rude, le manque de politesse de certains professionnels m'a beaucoup marqué. Puis, je suis arrivé à Grenoble pour des raisons personnelles et le bureau de reconversion des militaires a transmis mon CV à Soitec lors d'un forum emploi.

Qu’est-ce qui t'a surpris en arrivant chez Soitec ?

Les codes ! C'est un autre univers. Au début, le tutoiement me posait un vrai problème. Pour moi, le vouvoiement était une barrière nécessaire au respect et à la hiérarchie. Mon manager de l'époque devait me répéter sans cesse d'arrêter de le vouvoyer ! J'ai dû apprendre qu'on pouvait se tutoyer tout en restant parfaitement respectueux. J'ai aussi découvert la bienveillance. Dans mon ancienne vie, les conflits se réglaient parfois de manière plus... directe. Ici, j'ai appris l'importance du dialogue, de l'explication et de la pédagogie.

Quelles compétences de ton ancienne vie t'aident aujourd'hui ?

La rigueur, sans hésitation. Et le sens du compte-rendu : dire ce que je fais, pourquoi, et comment. Je me souviens de mes premiers appels téléphoniques où j'utilisais la procédure militaire quand je décrochais : "Bonjour, Benoît, opérateur MTBE, à qui ai-je l'honneur ?". Ça déclenchait des fous rires à l'autre bout du fil ! Plus sérieusement, l'esprit d'équipe et la polyvalence sont des piliers que j'ai ramenés de l'armée. Dans une industrie avec autant de procédures que la nôtre, mon passé de militaire est un atout : les règles ne me font pas peur, elles me rassurent.

Quel bilan fais-tu de cette reconversion après 15 ans ?

Soitec m'a apporté une stabilité que je n'avais pas. Avant, il fallait être disponible 24/24h. Aujourd'hui, j'ai un cadre avec des horaires de travail fixes et le reste du temps m’appartient. Cette liberté retrouvée me permet de me consacrer à mes passions manuelles, comme le bricolage. Dans une maison, il y a toujours des choses à faire ! J'ai enfin de vrais week-ends, des Noëls en famille. Je peux penser sereinement à mon avenir.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui hésite à changer de voie ?

Il ne faut pas avoir peur de l'inconnu. Ma devise, c'est un peu celle du SAS (unité de forces spéciales de l'armée britannique) : "Qui ose gagne". Il faut savoir se remettre en question, écouter les conseils de ceux qui connaissent déjà le milieu et oser se faire accompagner. On ne perd rien à essayer, et finalement, on y gagne une nouvelle vie.


Benoit Oakes

Benoit Oakes, Opérateur de niveau 4